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impact de l'IA

Quelles solutions pour faire face à l’impact de l’IA sur le marché du travail ?

Selon les corps de métiers, l’intelligence artificielle est source de spéculations, de fascination ou d’angoisse. Elle s’implante progressivement dans nos existences et nous déconnecte de notre réalité, parfois pour le meilleur, mais parfois aussi pour le pire. S’il est encore difficile d’évaluer l’impact de l’IA sur le marché du travail à long terme, nous pouvons déjà prévoir les changements qu’elle apportera dans un futur proche. Une étude menée par l’Organisation Internationale du Travail prédit d’ailleurs que l’IA devrait créer plus d’emplois qu’elle n’en détruit. Et si la solution était d’accepter de collaborer avec elle ?

Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle, ou IA, désigne un ensemble de théories et de techniques mises en œuvre pour permettre aux machines de penser et d’agir comme des êtres humains. L’IA regroupe de nombreux savoirs et de nombreuses compétences, dont les mathématiques, les sciences cognitives et la neurologie computationnelle. 

L’objectif de cette technologie innovante est de rapprocher la machine de l’homme en donnant à cette dernière les moyens d’apprendre à simuler des comportements humains. Bien que le terme intelligence artificielle ait fait son apparition en 1955, le développement des machines capables d’accomplir des actions à notre place remonte à l’Antiquité.

Actuellement, ce processus de simulation repose sur :

  • des systèmes informatiques ;
  • des données avec des systèmes de gestion ;
  • des algorithmes avancés.

Les 3 types d’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle étroite (ANI) / IA faible

L’IA faible est le seul type d’intelligence artificielle que nous sommes parvenus à mettre en place à ce jour. Ces intelligences artificielles sont les prémices des avancées à venir. Elles sont issues du Natural Language Processing (NLP), ou traitement automatique du langage naturel, et sont programmées pour la simulation et non pour l’imitation des comportements humains dans la réalisation de tâches spécifiques. L’impact de l’IA faible sur nos vies est déjà considérable.

Parmi ces IA, on trouve par exemple :

  • la reconnaissance faciale et vocale ;
  • le lecteur d’empreintes digitales ;
  • les assistants vocaux ;
  • la recherche sur Internet ;
  • la conduite automatique.

L’intelligence générale artificielle (AGI) / IA forte

L’intelligence générale est une technologie possédant une intelligence générale qui imite les comportements humains. Elle est en mesure de comprendre nos modes de pensée, nos émotions, nos croyances et nos besoins. Cela lui permet d’apprendre une compétence et de l’appliquer dans une situation donnée afin de résoudre un problème. 

Les scientifiques ne sont pas encore parvenus à concevoir une intelligence générale artificielle. Cette invention nécessiterait de créer et d’appliquer un large éventail de capacités cognitives dans le but d’humaniser les machines avec une conscience. Le concept peut sembler futuriste, mais la recherche tend pourtant vers ce genre de progrès.

La superintelligence artificielle (ASI)

La superintelligence est de l’ordre de la science-fiction. Les robots n’imitent pas et ne simulent pas l’intelligence humaine : ils sont eux-mêmes dotés d’une conscience et de facultés intellectuelles dépassant celles de l’humanité. C’est ce type d’intelligence artificielle qui est représenté dans les films et dans les romans dystopiques où les robots gouvernent le monde en surpassant leurs créateurs. Rassurez-vous, comme nous l’avons dit précédemment, en 2023, nous ne sommes qu’au stade de l’intelligence artificielle étroite.

L’impact de l’IA dans les sphères professionnelles

Le développement de certaines compétences et de certains emplois

Puisque les IA s’immiscent progressivement dans le milieu professionnel, certaines entreprises n’auront pas d’autre choix que de collaborer avec elles si elles souhaitent maintenir leurs performances et rester compétitifs

Pour cella, elles devront impérativement apprendre à interagir avec l’IA. En ce sens, nous pouvons considérer que l’intelligence artificielle a un impact positif sur le marché du travail : elle permet de développer des compétences professionnelles et des spécialisations accrues. Il est déjà possible de prendre part à des formations aux nouvelles technologies axées intégralement sur les enjeux de l’IA en entreprise.

La valorisation des compétences transversales

L’IA prend en charge de plus en plus de tâches, jusque-là réalisées par l’Homme. Cela ne signifie pas pour autant que les robots vont remplacer les machines et que le travail est sur le point de disparaître. 

Si les hard skills évoluent et sont parfois laissées aux mains des IA, les soft skills sont de plus en plus valorisées par les employeurs. Il s’agit d’aptitudes immuables et non-automatisables. Elles réunissent toutes les compétences transversales en lien avec la personnalité de l’individu telles que : la créativité, l’esprit d’équipe, la prise de parole en public, l’adaptabilité, etc.

Un environnement de travail plus productif et plus autonome

Sous bien des aspects, l’impact de l’IA est bénéfique sur l’entreprise. L’intelligence des machines vient renforcer certains secteurs, comme la détection des fraudes (surveillance des paiements en temps réel) ou le service client à distance (chatbots, centres d’appel avec une reconnaissance vocale et un simulateur de dialogue humain). Délestés de certaines tâches difficiles, les salariés peuvent investir leur temps dans l’exercice d’autres tâches. Cela a pour effet d’optimiser leur productivité, leur énergie et leur motivation. L’IA favorise aussi l’autonomie de travail, la coordination et le partage de l’information entre les acteurs.

L’obsolescence des compétences

Néanmoins, l’intelligence artificielle a également des répercussions négatives, et notamment en ce qui concerne les aptitudes professionnelles. Elle participe activement à la perte du transfert de compétence et à l’obsolescence des compétences, qui se retrouvent automatisées. Deux solutions s’offrent aux salariés en réponse à ce phénomène : s’adapter aux nouveaux outils et aux nouvelles technologies de l’IA pour travailler conjointement avec les machines, ou envisager une reconversion professionnelle.

Une dégradation des conditions de travail

Parfois, l’impact de l’IA sur les conditions de travail se fait ressentir de façon péjorative. On assiste alors à une intensification et à une surcharge du travail liées à la prise en charge de tâches complexes telles que la résolution des problèmes. 

Un environnement de travail ultra-automatisé peut aussi provoquer un isolement des salariés en raison de la baisse de communication directe et réelle. Par conséquent, les risques de développer des maladies professionnelles (burn-out, dépression, etc.) sont accrus.

La disparition de certains emplois

Si nous sommes encore loin du scénario futuriste où les robots contrôlent le monde, ces derniers commencent toutefois à occuper nos fonctions. Selon les secteurs et les aptitudes en cause, on assiste à deux cas de figure. Dans le premier cas, l’obsolescence des compétences causée par l’IA nécessite une complémentarité homme-machine avec des employés spécialisés afin de répondre aux demandes les plus complexes non traitées par l’IA. Dans le second cas, l’obsolescence des compétences entraîne une disqualification. Aujourd’hui, l’IA menace des emplois qualifiés : les comptables, rédacteurs web, les traducteurs, les graphistes, les journalistes, et même les enseignants.

Les métiers du futur dans l’IA

Data scientist

Le data scientist est un emploi d’avenir ! Cette discipline hybride consiste à traiter les données massives, plus connues sous le nom de big data, à construire des algorithmes visant à améliorer les missions de recherche et de ciblage, et à anticiper les évolutions des données et des tendances. Pour ce faire, elle exploite des théories et des techniques informatiques, mathématiques et statistiques, ainsi que des technologies de l’information (compression de données, apprentissage automatique, calcul à haute performance…).

Cogniticien

L’impact de l’IA est particulièrement important dans le secteur du numérique. Actuellement beaucoup de nouveaux emplois voient le jour. Le cogniticien en fait partie. Cet ingénieur élabore des logiciels et des applications à destination des machines en étudiant la manière de penser des humains. Les technologies qu’il produit ont pour but d’améliorer notre vie quotidienne et les outils professionnels. Le cogniticien peut opérer dans des domaines variés : la médecine, l’automobile, la défense, les jeux vidéo, etc.

Intégrateur en IA

Comme son nom l’indique, l’intégrateur en IA intègre des systèmes d’intelligence artificielle aux produits et aux services existants, et gère leur maintenance. Cet emploi est un peu le prolongement du métier de développeur informatique. En entreprise, l’intégrateur IA peut occuper le poste de chef de projet IA : il sera chargé de développer et d’intégrer tous ces systèmes au sein de l’entreprise.

Responsable marketing IA

L’impact de l’IA dans le secteur du marketing est particulièrement fort. Cette technologie a pour vocation d’aider à optimiser la rentabilité et à stimuler la créativité. Les acteurs du marketing y ont recours afin d’améliorer leur connaissance du marché et des utilisateurs produit. Cela leur permet ensuite de déployer un plan d’action pour augmenter le taux de conversion des prospects à travers des campagnes et des analyses statistiques. Par ailleurs, grâce à l’IA, ils proposent des contenus personnalisés aux consommateurs.

Les formations pour apprivoiser l’IA

Formation d’initiation à l’IA

Si vous souhaitez mieux comprendre les évolutions de la haute technologie, le fonctionnement et les répercussions de l’IA, vous avez la possibilité de vous inscrire à une formation d’initiation à l’intelligence artificielle. Ce parcours simplifié n’a pas pour vocation de vous former à un métier de l’IA, mais de vous livrer tous les secrets de cette technologie émergente, aussi fascinante qu’innovante ! Ces savoirs pourraient vous être utiles dans le cadre de votre profession !

Le deep machine et learning machine

Pour une formation plus poussée, tournez-vous vers le deep machine et le learning machine : les techniques donnant vie aux machines !

Le learning machine concerne l’apprentissage supervisé, l’apprentissage non-supervisé et l’apprentissage par renforcement des machines. Le deep learning quant à lui, désigne un apprentissage profond de la machine obtenu avec des réseaux de neurones, semblables à ceux présents dans le cerveau humain.

 

On observe déjà l’impact de l’IA sur le marché du travail : les besoins en compétences évoluent constamment et les outils et techniques de travail se transforment petit à petit. Il faut donc s’attendre à ce que les formations, les fonctions et les métiers d’avenir se rapportent à cette technologie prometteuse et novatrice qui n’en est encore qu’à ses balbutiements aujourd’hui.

 

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