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Travail humanitaire : êtes vous prêt à vous engager ?

être prêt à s’engager dans un travail humanitaire

Vous avez besoin de donner ou redonner du sens à votre vie professionnelle. Vous avez donc réfléchi aux différents secteurs d’activité capables de répondre à ce besoin impérieux. C’est le travail humanitaire qui s’est démarqué pour vous et qui vous est apparu comme un domaine évident afin de mener une carrière qui correspond à vos aspirations. Avez-vous cependant réfléchi à tous les aspects de cette activité ? Aux obstacles financiers, de moyens ? À la rémunération et à la place de l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle dans ce genre de domaine ? Ce n’est pas forcément évident pour tout le monde, mais s’engager pour la solidarité demande, à l’instar de la philosophie des ONG et associations, de mettre de côté son profit personnel pour se focaliser sur le sens, le sentiment d’utilité et d’épanouissement que procurent les missions attribuées. Avant de s’engager véritablement dans un emploi humanitaire, soyez certain d’en comprendre tous les tenants et aboutissants. Vous échappez de ce fait aux mauvaises surprises et évitez de vous mettre, ainsi que l’organisme employeur, dans une position embarrassante et qui aura fait perdre du temps à tous. Cet article a pour objectif de vous préserver de cette situation en vous éclairant sur ce qu’il sera attendu d’un travail humanitaire

 

Être prêt à sortir de sa zone de confort

sortir de sa zone de confort pour exercer un travail humanitaireLe travail humanitaire suppose d’être confronté à des situations complexes et difficiles, de venir en aide aux populations dans des contextes d’urgence et de grande précarité. Évidemment les volontaires, bénévoles et salariés dans l’humanitaire vivent et évoluent dans ce même environnement. 

Être prêt à travailler dans l’humanitaire sous-entend donc de vivre dans le manque de confort, la pauvreté et d’être confronté à la souffrance et l’isolement. C’est pour cela aussi que les organismes, quel que soit le contrat, recherchent en priorité des personnes matures et avec un minimum d’expérience. Pour en savoir plus, découvrez les 3 éléments indispensables à profil de candidat pour être recruté dans l’humanitaire. 

 

Être prêt à être résilient

Ce point suit logiquement le précédent. Vivre dans des contextes d’urgence humanitaire peut décourager certaines personnes. Le travail humanitaire exige de ceux qui s’engagent d’accepter l’impuissance et de ne pas se laisser abattre par la violence du quotidien. Il faut toujours garder à l’esprit qu’on ne peut pas « sauver » tout le monde et encore moins toute une population en une mission de quelques semaines ou quelques mois.  

Il y a des initiatives qui aboutiront à de francs succès ce qui provoque généralement un sentiment de satisfaction et de joie, mais d’autres actions aboutiront à des échecs. C’est dans ces moments-là qu’il ne faut pas se laisser submerger par les émotions négatives comme la déception. Car si vous n’êtes pas heureux dans votre rôle, vous ne serez plus motivé et votre engagement n’aura plus de sens. 

 

Être prêt à mettre de côté sa vie personnelle

déséquilibre vie personnel pour travailler dans l’humanitaireTrop souvent, lorsqu’il s’agit de travail humanitaire, les candidats postulent sur l’envie du moment, mais ne mesurent pas forcément les exigences attendues dans ce secteur. La plupart des missions demandent pourtant de s’engager sur le long terme (souvent plusieurs mois, voire plusieurs années). Il faut donc être sûr d’être disponible, mais également sûr de ne pas se lasser et que la décision de s’engager soit bien réfléchie et non pas prise sur un « coup de tête ». 

Si vous partez en mission, vous ne pourrez pas voir votre famille et vos amis avant un moment. Si vous avez des enfants, idem. Et si votre compagne ou compagnon vous attend, votre engagement suppose de ne pas rentrer avant la fin de la mission, alors veillez à ne pas vous démotiver en cours de route. Ce ne serait pas correct vis-à-vis de l’organisme d’accueil qui vous a fait confiance. Bien entendu, vous pouvez stopper votre engagement lorsque vous le souhaitez et il arrive que cela soit nécessaire. Personne n’a le droit de vous retenir de force, mais cette décision relève de la conscience de chacun. 

Sachez toutefois que dans certains cas vous pouvez vous engager dans un travail humanitaire en couple, si les qualifications des deux parties sont utiles et rechercher par les organismes que vous visez. 

 

Être prêt à accepter d’être faiblement rémunéré

D’après un rapport du Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse publié en 2019 sur les chiffres clés de la vie associative, les salariés humanitaires touchent en moyenne 21 300 euros brut par an. Sachant que selon les statistiques relatives aux différentes formes de volontariats sur l’année 2018 publiée par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), 73 % du personnel humanitaire possèdent un bac + 5 et plus, 23 % un bac + 3/4 et 6 % un bac + 2 et moins. On constate donc que même avec un niveau de qualification élevé, la rémunération des salariés pour un travail humanitaire est faible.   La bonne nouvelle est qu’entre 2008 et 2017, le salaire moyen des salariés de ce secteur a augmenté de 1,6 %. Une hausse qui n’est certes pas conséquente, mais qui traduit tout de même une certaine tendance à la valorisation de ses emplois nécessaires. 

 

Là encore, tout est question de priorités. Souhaitez-vous exercer un métier d’utilité et de sens ou préférez-vous gagner beaucoup d’argent ? Quel que soit vos choix et l’activité pour laquelle vous êtes fait, l’important est qu’elle vous corresponde et qu’elle vous permette d’être épanouie ! Pour vous aider à y voir plus clair dans votre carrière, n’hésitez pas à nous contacter et prendre votre premier rendez-vous gratuit avec l’un des conseillers moovéus.