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Est-vous fait pour travailler dans l’humanitaire ? Part. 2

femme qui a choisi de travailler dans l’humanitaire

Le sens et l’utilité au travail sont deux valeurs fondamentales pour mener une vie professionnelle épanouie. De nombreux étudiants mais également beaucoup d’actifs s’orientent ainsi logiquement vers les métiers solidaires. Ce secteur est parfois difficile d’accès lorsque l’on cherche un emploi permanent, mais surtout il peut être particulièrement dur. Il faut savoir faire face à de nombreuses circonstances complexes auxquelles nous n’avons pas forcément l’habitude, des situations d’urgence humanitaire parfois difficilement supportables. Ce sont aussi de fabuleux moments, humainement enrichissants, mais qui peuvent être bouleversés par la pauvreté et la détresse. C’est pourquoi, avant de travailler pour la solidarité locale et internationale vous devez être assuré de la fiabilité votre engagement. La partie précédente de ce dossier présentait les premières solutions pour se tester avant de travailler dans l’humanitaire, voici donc la suite de ces solutions. 

 

Se tester pour savoir si l’on est fait pour travailler dans l’humanitaire 

La première partie de ce dossier vous a présenté ce qu’est le bénévolat et comment s’engager dans l’humanitaire sous ce statut. Vous avez également pu en savoir plus sur le statut de volontaire et sous quels contrats vous pouviez intégrer les organismes d’accueil, mais ce n’est pas terminé ! Nous nous étions arrêtés à la présentation du VSI, le Volontariat de Solidarité Internationale. Passons désormais aux restes des contrats exploitables pour se tester avant de travailler dans l’humanitaire.

Le corps européen de solidarité (CES)

En octobre 2018 le Corps Européen de Solidarité a remplacé le Service Volontaire Européen (SVE). Le CES est en réalité une extension, un développement, une amélioration du SVE puisqu’il reprend l’ensemble des caractéristiques de ce dernier tout en intégrant plus d’opportunités, comme accéder à un emploi ou trouver un stage (en plus de l’engagement volontaire). La nouvelle version de ce programme est lancée à l’initiative de l’Union européenne dont l’ambition de départ était d’offrir à la jeune génération la possibilité de travailler dans l’humanitaire ou de se porter volontaire afin d’œuvrer pour le bien commun. Aujourd’hui les personnes qui intègrent le Corps Européen de Solidarité sont au cœur des projets humanitaires, en France ou à l’étranger, dont l’objectif est d’aider des communautés dans toute l’Europe. 

Les domaines d’intervention peuvent être :

  • l’inclusion,
  • l’accueil et l’intégration des réfugiés et des migrants,
  • la citoyenneté et la participation démocratique,
  • l’environnement et la protection de la nature,
  • la santé et le bien-être,
  • l’éducation et l’animation,
  • l’emploi et l’entrepreneuriat, 
  • la culture, le sport et les loisirs,
  • etc..

L’engagement dans le Corps Européen de Solidarité est dédié aux jeunes, majeurs, de 18 à 30 ans. C’est donc la solution pertinente pour ceux qui désirent se reconvertir à 30 ans, mais qui veulent se tester avant de travailler dans l’humanitaire. Entrer dans le CES n’exige aucun prérequis pour s’engager. Si officiellement il en va de même pour les stages et emplois, les organismes portent davantage d’intérêt aux profils qui possèdent des compétences ou une expérience (métier ou humanitaire) dans le domaine visé. Pour s’engager, il faut soit résider dans un État membre de l’UE ou dans l’un des pays partenaires suivants :

  • la Macédoine du Nord,
  • la Turquie,
  • le Liechtenstein,
  • l’Islande,
  • la Norvège,
  • l’Albanie,
  • la Bosnie-Herzégovine,
  • le Kosovo,
  • le Monténégro,
  • la Serbie,
  • l’Arménie,
  •  l’Azerbaïdjan,
  • la Biélorussie,
  •  la Géorgie,
  • la Moldavie, 
  • l’Ukraine, 
  • l’Algérie, 
  • l’Égypte, 
  • Israël, 
  • la Jordanie, 
  • le Liban, 
  • la Libye,
  • le Maroc, 
  • la Palestine, 
  • la Syrie, 
  • la Tunisie, 
  • la Fédération de Russie.

Les volontaires du Corps Européen de solidarité peuvent s’engager individuellement pour des missions de 2 à 12 mois, mais également en groupe (de 10 à 40 personnes) pour des missions de 2 semaines à 2 mois. Ils perçoivent une indemnité de subsistance, ils sont défrayés des coûts engendrés par leurs besoins primaires (hébergement, nourriture, transports) et ont droit à une assurance médicale. 

Les stagiaires, hors cursus scolaire, s’investissent à temps plein durant 3 à 12 mois. Ils perçoivent, au même titre que les stagiaires en France pour un stage de plus de 2 mois, une indemnité journalière.

Les employés sont eux embauchés à temps plein durant 3 à 6 mois avec possibilité de renouvellement valable une seule fois. Ils sont rémunérés par l’organisme employeur. L’Union européenne leur octroie une aide financière pour couvrir les frais de voyage et l’installation à l’étranger. L’UE se charge également d’organiser la formation des employés (linguistique et accompagnement) afin de faciliter leur intégration dans le projet.

congé de solidarité 

congé pour se tester avant de s’engager pour travailler dans l’humanitaireLe congé de solidarité est un dispositif dédié aux salariés d’entreprises ainsi qu’aux agents de collectivités territoriales. Si vous êtes également en activité, ce congé peut vous aider à y voir plus clair dans un projet de reconversion. Les métiers les plus représentatifs, mais également les plus sollicités pour les missions de solidarité sont :

  • comptable,
  • informaticien,
  • webmaster,
  • communicant,
  • professionnel du marketing,
  • professionnel des ressources humaines.

Les missions de congé de solidarités se réalisent en principe dans des ONG de coopération au développement. Elles permettent de mobiliser les compétences des salariés volontaires pour renforcer les compétences du personnel local. 

Les domaines d’intervention peuvent être :

  • diagnostic et conseil, 
  • conception, 
  • formation dans les domaines de l’information et de la communication, de la gestion de projets, des activités financières et d’assurance, des activités de services administratifs et de soutien.

La durée du congé de solidarité varie de 2 semaines à 6 mois maximum ce qui permet de vous engager plus longtemps et ainsi d’avoir le temps de découvrir si oui ou non vous êtes fait pour travailler dans l’humanitaire. 

A noter qu’il existe 3 types de congés solidaires :

  • le Congé de Solidarité International qui permet de cumuler plusieurs congés (maximum 6 mois) et de les prendre en continu afin de participer à une mission d’entraide à l’étranger ;
  • le Congé Solidaire permet à un salarié de partir en mission de solidarité internationale pendant une période de congé de 2 à 4 semaines ;
  • le Congé de Solidarité est issu de négociation intraentreprise en lien direct avec un organisme (France Volontaire par exemple), et dure de 2 à 3 semaines. 

Les prises en charge de l’employeur et de l’organisme d’accueil :

  • une assurance dédiée à sa mission contractée par l’organisme pour toute la durée de la mission ;
  • une aide à la préparation de la mission ;
  • la mise à disposition d’un logement de « fonction » pendant toute la durée de la mission ;
  • l’obtention du visa ;
  • le financement des frais de déplacement liés à la mission ;
  • encadrement, suivi et accompagnement lors de la mission, de l’évaluation, mais également du retour. 

La personne volontaire s’étant engagée dans le cadre de congé, elle ne perd pas son statut de salarié pendant sa mission. Elle conserve donc sa protection sociale et complémentaire. 

Le financement de sa mission est effectué en partie ou dans sa totalité par l’employeur. En cas de prise en charge partielle, le volontaire devra payer la différence.  

Autres types de volontariat

Volontariat international de la Francophonie

Le Volontariat international de la Francophonie à été mis en place en 2006 par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Cet engagement permet aux jeunes francophones et compétents de participer à un projet de développement grâce à leurs qualifications. Les missions durent généralement 12 mois avec des domaines d’intervention variés tels que :

  • la langue française et de la diversité linguistique et culturelle,
  • la paix, 
  • la démocratie et les droits de l’homme, 
  • l’éducation, 
  • la formation, 
  • l’enseignement supérieur et la recherche,
  • la coopération au service du développement durable et à la solidarité.

Cet engagement vous intéresse pour découvrir ce que c’est de travailler dans l’humanitaire ? Apprenez en plus sur le site www.francophonie.org.

Volontariat des Nations Unies

Le Volontariat des Nations Unies (VNU) est un programme qui donne la possibilité de s’engager en France ou à l’étranger dans le but de soutenir des organismes de l’ONU en agissant pour la paix et le développement. L’âge du volontaire, son expérience, ses diplômes requis, mais également la durée d’engagement et les domaines d’intervention dépendent du type de mission proposé. Afin d’en savoir plus pour travailler dans l’humanitaire par le biais du VNU rendez-vous en ligne à l’adresse suivante : www.onlinevolunteering.org/fr

L’engagement est récompensé par le système de formation français. Les réservistes, bénévoles et volontaires cumulent jusqu’à 20 heures de formation par an s’il justifie d’au moins 90 jours en service civique, mais également de 200 heures de bénévolat par an dans une ou plusieurs associations.

 

Se renseigner pour savoir si l’on est fait pour travailler dans l’humanitaire 

Le bénévolat et le volontariat connaissent une forte progression en France, mais également dans le monde. La grande variété de formes que peuvent prendre les contrats bénévole et volontaire fait pourtant de l’engagement humanitaire un domaine complexe et parfois compliqué d’accès. Le manque d’information et de communication autour de certains statuts les rend plus rares alors qu’ils peuvent être particulièrement adaptés à des cibles et des projets comme la reconversion professionnelle. Petit point sur les ressources qui vous permettent de vous renseigner afin de peut-être partir travailler dans l’humanitaire.

Les sites web

La plateforme France Volontaire

Le site France Volontaire promeut le volontariat en apportant des explications sur les spécificités de ce statut. Elle oriente notamment les personnes qui souhaitent devenir volontaires vers des structures d’accueil correspondant à leurs envies et/ou compétences. 

Le site du service public

Vous pouvez vous renseigner sur le congé de solidarité internationale, le volontariat de solidarité internationale ou encore le service civique sur le site internet du service public qui regorge d’informations pratiques officielles.

Le site de Planète Urgence

Si vous désirez vous engager humanitairement pendant un congé, faire un service civique ou du volontariat de solidarité internationale, renseignez-vous sur la la plateforme Planète Urgence. Elle vous aiguillera notamment vers des missions de solidaires et durables.

Les sites Koeo et Admical

Pour en savoir plus sur le mécénat de compétences et actionner ce levier afin de savoir si travailler dans l’humanitaire est fait pour vous, rendez-vous sur les sites Koeo et Admical qui sont dédiés à ce type de statut. 

Le site Clong Volontariat

Le site Clong Volontariat est dédié au volontariat de solidarité internationale (VSI). SI vous savez déjà que c’est vers cette solution que vous désirez vous tourner, ce site internet vous aidera forcément à en savoir plus, à trouver votre mission et votre organisme d’accueil. 

Les sites spécialisés dans certains domaines

Il existe d’autres sites sur lesquels vous renseigner, notamment ceux spécialisés dans un secteur d’activité ou une profession en particulier. On peut citer :

Les rencontres

Réseau France Volontaire

Le réseau de France Volontaires a créé 25 Espaces Volontariats à travers le monde pour informer, et promouvoir le volontariat, et également d’accompagner les volontaires français. Ces espaces sont généralement composés de 3 personnes : 

espace d’échanges pour s’informer sur les métiers de l’humanitaire

  • le responsable,
  • l’animateur,
  • le chargé de communication. 

Ces espaces permettent de bénéficier d’une écoute et d’un accompagnement dans la réaliser et la bonne marche d’un projet de solidarité internationale. C’est donc la garantie d’être correctement guidé. L’avantage de ce réseau est qu’il offre la possibilité de partir soi-même, de mener un projet différent, mais toujours en lien avec les associations locales du pays d’intervention.

Salon des métiers de l’humanitaire

événement pour connaître les métiers pour travailler dans l’humanitaireAussi appelé Salon du Grand Genève, ce salon est organisé chaque année par la Cité de la Solidarité Internationale. Deux journées rythmées par des conférences et ateliers sont consacrées aux professionnels de la solidarité internationale. Ces journées sont exclusivement dédiées aux acteurs du secteur, mais aucun risque de faire des jaloux puisque deux autres journées sont réservées au Salon Grand Public qui accueille chaque année des milliers de participants et une centaine d’exposants pour leur permettre de se rencontrer et d’échanger. Une occasion unique de se renseigner et savoir si travailler dans l’humanitaire est fait pour vous. 

 

Ce dossier se termine ici. Nous espérons avoir répondu à vos interrogations, ou du moins que nous vous avons apporté les solutions pour vous permettre de savoir si travailler dans l’humanitaire est fait pour vous. Pour aller plus loin, découvrez quelles sont les caractéristiques du candidat idéal pour travailler dans l’humanitaire !